Ah qu’on est bien dans sa zone de confort !!!!

Les démarches de certification imposent bien souvent des rituels qui sont réalisés dans les organisations à des fréquences définies : revue de direction, campagne d’audit, revue de processus, préparation de l’audit de certification, évaluation des fournisseurs,… De nombreuses activités sont ainsi cycliques. On reproduit à l’identique (ou avec quelques évolutions) des dispositions connues et maîtrisées. La réalisation de ces rituels est souvent chronophage mais les sujets sont « sous contrôle ». Cette « zone de confort » (même si elle est souvent très inconfortable du fait de l’énergie qu’elle mobilise) permet de traiter des sujets maîtrises sous forme de rituels.

Le confort c’est bien mais il faut aussi oser autres choses ....

Sortir de sa « zone de confort » se caractérise par la capacité à produire de nouvelles choses en affrontant de nouveaux sujets sans avoir peur de la feuille blanche. Face à une situation inconnue, cette approche nécessite d’entamer un véritable cheminement intellectuel pour recueillir les informations nécessaires, analyser le contexte, comprendre, s’intéresser au sujet. L’inconnu ne doit pas faire peur. Bien au contraire, cela doit faire partie du quotidien de la fonction Qualité. Il faut oser sortir de cette zone de confort pour faire autre chose, autrement. Il faut aborder la nouveauté comme une chance de progresser et non pas comme une contrainte. Une nouvelle fois la loi de Pareto peut s’appliquer. Un ratio de 20 % de nouveauté pour 80 % de rituel semble un dosage équilibré qui permet de maintenir des standards et des connaissances tout en développant de nouvelles activités.

Les turbulences passées, c’est le retour au calme, ...

La zone d’inconfort liée à un changement est de toute manière temporaire. Elle ne dure pas dans le temps. Elle est nécessaire pour s’adapter à une nouvelle situation et effectuer les réglages nécessaires. Comme son nom l’indique, cette zone d’inconfort n’est pas forcément une période agréable à vivre car il faut souvent faire face à des situations inconnues pour trouver des solutions appropriées. Elle peut également être une période de doute en se demandant si ce changement était bien nécessaire ? N’y avait-il pas d’autres chemins pour arriver à ce résultat ? Je croyais en cette idée et je me rends compte que cela est plus compliqué que je le pensais. Autant d’interrogations qui sont légitimes dans la période de turbulence liée au changement. Mais pas « d’atterrissage » anticipé, il faut poursuivre son chemin et ne pas renoncer trop hâtivement. La turbulence passée, il est temps maintenant de transformer cet essai pour rentrer de nouveau dans une nouvelle zone de confort qui est la suite logique de ce cheminement…

Le Manager Qualité doit ainsi trouver un équilibre entre la réalisation de rituels (zone de confort) et la conduite de projets venant perturber un écosystème en place. Trop de confort crée de l’immobilisme, trop d’inconfort créé du chaos voire même du stress allant à l’encontre de toute démarche Qualité.

Christophe VILLALONGA, consultant

 

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    Dalila WATTS
    Dalila WATTS

    Intéressant : le nécessaire  "pas de côté"  menant sur le chemin des risques mais aussi de tant d'opportunités !

      Estelle DONADEI
      Estelle DONADEI

      Le changement est "La vie", on le retrouve naturellement dans tous les domaines, y compris celui du travail. Un bon Manager est à l'écoute du rythme nécessaire de son équipe. Il sait identifier le cycle de la conduite du changement et accompagne dans ce sens son Equipe dans les épreuves d'adaptation.  

       

        Olivier BOHY
        Olivier BOHY

        En tant que manager qualité nous devons sortir de notre zone de confort mais en faire sortir également l'entreprise dans le cadre d'un objectif de certification notamment!

        Avoir un œil critique sur nos méthodes et résultats, prendre du recul, observer, écouter, rechercher la nouveauté pour faire mieux, faire de la veille, essayer... Et savoir où l'on veut aller pour amener avec nous...

        Ensuite diverses étapes sont en effet à vivre, celles que vous citez, qui ont fait l'objet de moultes études et modélisations, comme le cycle de vie de Frédéric Hudson (4 phases: alignement, désynchronisation, désengagement, réintégration), les 3 phases de Kurt Lewin (décristallisation, mouvement, cristallisation), la comparaison du changement au processus de deuil, pour ne citer que ceux-là.

        D'ailleurs notre métier ne nécessite-t-il pas une remise en question permanente pour avancer?

         

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