L’audit interne : les grands principes à respecter

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Un audit efficace repose d’abord sur des principes solides.

C’est un outil de pilotage au service de la performance et de la maîtrise des risques de l’entreprise. Il permet d’avoir une photographie à l’instant t de la conformité du système de management par rapport aux normes et exigences applicables.

Trois principes en garantissent la crédibilité :

  • l’indépendance, qui protège l’objectivité des constats ;
  • l’impartialité, qui impose une analyse fondée sur des preuves tangibles ;
  • la confidentialité, indispensable pour préserver la confiance des parties prenantes.

Au-delà de ces fondations éthiques, la compétence de l’auditeur est déterminante. Elle repose sur la maîtrise des référentiels applicables, une méthodologie structurée et des qualités comportementales telles que l’écoute, la diplomatie et l’esprit de synthèse.

À noter qu’aucune exigence normative n’impose une certification spécifique de l’auditeur interne : l’essentiel reste la compétence démontrée et la capacité à conduire l’audit avec rigueur.

Respecter ces repères, c’est transformer l’audit interne en véritable outil de l’amélioration continue.

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Anthony Deles, consultant QSE

 

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    • Philippe REY
      Philippe REY

      Et avoir un objectif précis (changement du système, intégration d'un nouveau collaborateur, non-conformité récurrente, .....) afin de poser les bonnes questions et d'apporter une valeur ajoutée à l'audit

      • Edith BOUGOUMA
        Edith BOUGOUMA

        Merci Anthony pour cette synthese. 

        Quand l’indépendance, l’impartialité et la confidentialité sont au rendez‑vous, l’audit interne devient généralement bien plus qu’un contrôle : un vrai levier de performance et de l’amélioration continue. La compétence de l’auditeur fait le reste.
        De mon côté, ma petite expérience m’a appris une réalité : nous manquons souvent d’auditeurs internes réellement indépendants, impartiaux et respectueux de la confidentialité.
        Le défi n’est pas la norme, mais le choix des personnes. C’est pourquoi j’apprécie beaucoup  les audits internes menés en binôme interne/externe : cela renforce l’objectivité, sécurise la confidentialité et élève surtout la qualité des constats.
        Quand on choisit les bonnes personnes, l’audit devient un outil puissant, pas une formalité

        • Laurent CAUDRON
          Laurent CAUDRON

          Bonjour, il me semble que le principal problème ce n’est pas l’indépendance, l’impartialité et la confidentialité. Dans une entreprise à l’ambiance saine, l’auditeur peut faire semblant de ne rien savoir, y compris avec ses hiérarchiques. Connaitre l’entreprise, ne pas être indépendant a d’ailleurs des avantages… on sait où chercher.

          Le principal problème, c’est la compétence, et l’expérience.

          Auditeur c’est un vrai métier, c’est une vraie compétence,
          + qui inclue bien évidement la connaissance détaillée du référentiel à auditer, ce n’est déjà pas gagné,

          + qui inclue également des compétences de comportement de communication et de méthodes,

          + qui nécessite surtout une expérience et une pratique régulière.

          Ce n’est pas en réalisant 1 ou 2 audits par an que l’on peut entretenir de cette expérience / compétence.

          • Fabien GARDIN
            Fabien GARDIN

            Bonjour, 

            Je compléterais - pour ma part - ces "trois" grands principes par "La déontologie" ! 

            Et en lien avec les autres principes, l'esprit "contradictoire" que doit revêtir un audit , d'autant plus quand il s'agit d'un audit "secondaire", dit "externe" et d'un prestataire par son donneur d'ordre ou un tiers.  Le contrôle "contradictoire" est ESSENTIEL, car outre l'adhésion des parties, il permet de faire de l'audit un outil d'accompagnement et d'amélioration continue partagé. 

            Fabien.