Attester de l’engagement vis-à-vis de la qualité et de l’éthique

Lecture de 3 min

 

« Un engagement du leadership factuel et mesurable. »

 

Henry Ford affirmait que « la qualité, c’est de bien faire les choses quand personne ne regarde ». W. Edwards Deming, quant à lui, déclarait que « la qualité est l’affaire de tous ».

Des citations qui illustrent parfaitement la notion de culture qualité, à la fois comme une dynamique managériale et comme un état d’esprit collectif adopté par les organisations. À ce propos, la nouvelle version de la norme ISO 9001 renforce l’importance de l’éthique et de la culture qualité, en intégrant plusieurs évolutions.

 

Le rôle du leadership renforcé à deux niveaux

La culture qualité et le comportement éthique d’un organisme s’incarnent dans ses valeurs partagées, ses croyances, son histoire, ses attitudes, ses comportements et ses pratiques établies. La culture qualité se manifeste à travers ce que le collaborateur vit et ressent au quotidien dans son environnement professionnel, ainsi que dans sa perception des intentions et des pratiques de son entreprise.

Quelques thématiques en guise d’exemple :

  • se sentir responsable, individuellement et collectivement, de la qualité de ses activités… tout en bénéficiant de la reconnaissance de l’entreprise ;
  • mettre en œuvre les moyens nécessaires pour réaliser un travail conforme dès la première fois… grâce aux ressources et au soutien fournis par l’entreprise ;
  • contribuer activement aux démarches d’amélioration continue… et être encouragé par l’entreprise dans cette démarche.

La direction doit donc incarner un leadership engagé dans le système de management de la qualité, en promouvant activement une culture qualité et des comportements éthiques, tout en sensibilisant les collaborateurs à ces enjeux.

 

Un engagement factuel

L’environnement de travail (organisationnel, social et psychologique) doit incarner la culture qualité et l’éthique. Il sera donc important d’ancrer les comportements éthiques dans le management de la qualité, avec un engagement visible et mesurable.

Rédiger une charte éthique à partir d’une analyse des risques constitue une première étape. Il est également possible d’intégrer ces enjeux dans les réflexions SWOT et l’analyse des parties prenantes, ou de réviser la politique qualité pour y inclure une dimension éthique.

Sensibiliser les collaborateurs à l’éthique et à la culture qualité via un support dédié est désormais indispensable. Évaluer leur niveau de connaissance sur ces sujets permettra, à terme, de formaliser un véritable baromètre de la culture qualité.

Enfin, il faudra aussi proposer un ou plusieurs indicateurs pour mesurer cette dimension, comme le nombre de signalements éthiques, par exemple.

 

Cette évolution, qui passe par la revue des bonnes pratiques en matière de culture qualité, la sensibilisation des équipes, l’analyse des risques et les moyens de mesure, vise in fine à renforcer le rôle de la direction dans le pilotage et l’animation du SMQ, tout en valorisant sa vision et les valeurs partagées au sein de l’entreprise.

 

 

Cette infographie vous a plu ? Cliquez ici pour la télécharger.

 

Rémy Guillier,
auditeur et consultant

 

Retrouvez l’ensemble des publications de ce rendez-vous éditorial « L’audit, sans détour et droit au but ! »

    • Yvon MOUGIN
      Yvon MOUGIN

      Merci Rémy

      une petite précision : qu'entends-tu par signalements éthiques et aurais-tu quelques exemples à proposer ?

      • Jean-Marc GANDY
        Jean-Marc GANDY

        J'ajouterais qu'un point essentiel mais rarement acquis est la sincérité de la démarche qualité. Cela concerne bien sûr en tout premier lieu la direction de l'entreprise. Cependant le processus marketing de l'entreprise est généralement très fortement concerné. Car, de plus en plus souvent, le marketing est décrédibilisé par le fossé qu'il contribue à créer entre les "belles promesses" et la trop souvent "triste réalité" ensuite vécue par le client.

        Une manière d'affirmer que le marketing doit lui aussi intégrer les notions factuelles de culture qualité et d'éthique... Beau débat en perspective ! Au fait, qu'en pensez-vous ?

        • Jean-pierre GONTHIER
          Jean-pierre GONTHIER

          Quand la sincérité s'altère, c'est la confiance patiemment construite qui s'érode. Confiance entre client et fournisseur mais aussi et peut-être de façon plus insidieuse la confiance qui tient les différents services unis autour d'un projet commun d'amélioration partagé.

          En période de crise, les promesses ont tendance à enfler... si elles ne peuvent être transformées en action, les équipes deviennent soumises à des injonctions contradictoires et perdent peu à peu la motivation nécessaire à l'effort initialement consenti.

          • Adama SIMPORE
            Adama SIMPORE

            Merci pour cet article qui corrobore parfaitement avec la présentation du webinaire de ce matin. En attendant l'appropriation de la nouvelle norme j'aimerais quand que l'on s'intéresse aux outils d'évaluation de la culture qualité et de l'éthique. Je reçois chaque jour des stagiaires avec qui nous leur faisons signer des fiche d'éthique. Mais quand vient le moment de les évaluer, la question de culture qualité et d'éthique est insuffisamment apprécié . Comment s'y prendre réellement ?

            • Jean-Marc GANDY
              Jean-Marc GANDY

              Pour Adama. Cathy Barret-Beaumard et moi-même avons mis en ligne un questionnaire librement téléchargeable en rubrique "webinaires" (thème "Ethique et culture qualité, le duo incontournable de l'ISO 9001:2026" du 23 avril dernier). Aller dans les commentaires sous la présentation du webinaire pour trouver le lien.

              • Nicolas DESBRIERES - Responsable éditorial
                Nicolas DESBRIERES - Responsable éditorial

                Voici le lien direct vers le webinaire. Le questionnaire indiqué par Jean-Marc se trouve dans son commentaire sous le replay du webinaire.